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Commentaire à l’article de Verdiglione: l’ironie, le semblant le processus intellectuel

Christian Pagano
(11.01.2016)

Cher directeur

je crois qu’il serait bien stimuler, sur Transfinito.eu, non seulement la publication d’articles d’anciens et/ou nouveaux auteurs mais aussi des critiques sur les articles publiés, qui non seulement peuvent intéresser ceux qui l’ont écrites, mais susciter de nouveaux apports, comme celui de Patrice Pissavin sur l’œuvre de Aldo Giorgio Gargani...

Me promenant, justement, de temps à autre sur ces articles, je rencontre des résonances avec ce que je suis en train d’écrire moi-même, mais aussi des dissonances voire des incompréhensions de ma part, que je voudrais communiquer, et en particulier cette fois je me réfère à l’article et à la prose de Verdiglione ( et en partie aussi de Francis Pagano, malgré notre nom commun). Et je m’explique:

Opera di Hiko Yoshitaka

Je suis d’abord agréablement surpris de trouver une coïncidence. Aussi pour moi, la façon proprement humaine de comprendre nait du deux, ou du moins d’une distinction, qui comporte même une double dualité. Celle commune à tous les vivant du principe mimétique, la reproduction par imitation étant la technique de conception plus diffuse dans l’univers, qui chez les humains, s’accompagne d’une capacité consciente de différentiation: la célèbre distinction sans confusion ni séparation que j’appelle christique (tout simplement parce qu’il a été formulé la première fois en 451 par le concile de Chalcédonie à propos de la personne unique du Christ en deux natures distinctes, entièrement divine et humaine sans confusion ni séparation). En réalité la distinction en tant que telle a été toujours ainsi, ne pouvant pas se concevoir une distinction si non in presentia, mais l’évènement cité en 451, a suggéré aussi la fondation d’une nouvelle conception de la personne humaine l’élevant à la suprême dignité, à tout opposable ou conciliable si ce n’est que pour sa conscience, la seule pouvant séparer pour lier. Cela suggère aussi la "nouveauté" toujours possible, et par là une nouvelle conception de la création de l’Univers même comme une conception en acte, à laquelle finalement l’homme est appelé à collaborer. Je remarque enfin que cette distinction est aussi la première affirmation ante litteram de l’intrication quantique. Quoi qu’il en soit:

Je suis en train d’écrire l’ article final de mon livre sur la Symphonie du monde, dont le titre expressément provocateur est l’expression paulinienne "le mystère caché depuis la fondation du monde". C’est justement l’histoire non pas d’un concept mais d’une conception en acte, qu’on pourrait retenir : la singularité originelle, véritable constante de l’Univers, qui résumant toutes les autres constantes, rend illusoire justement la possibilité de sortir du deux, à savoir une théorie du Tout, car la conscience l’aurait dépassée dans l’acte même de l’établir. En fait pour moi il y a là une musique symphonique en continu dans le monde, pour qui sait l’entendre qu’on peut concevoir, selon Platon, comme une constante réversibilité génétique telle la figure d’un chiasme vivant:

C’est ainsi-dit Platon- qu’Il le démiurge) coupa toute cette composition nouvelle en deux dans le sens de la longueur, en croisant chaque moitié sur le milieu de l’autre dans la forme d’un chiasme (X). Ensuite, unissant les deux extrémités à celles de l’autre dans le point opposé à leur intersection, les courba en cercle et leur imprima un mouvement toujours le même, s’exécutant sur un même point. (Timée 36 b-c)

Pour cela faire je trace séparément l’odyssée des nombres (surtout des nombres premiers dont la dissémination constitue le plus grand problème mathématique depuis 2000 ans, non résolu, mais que pour cela même signifie que la chose n’étant pas fabriqué par l’humain, elle s’oppose à lui) et celle de l’esprit incarné notamment par l’histoire de la musique surtout occidentale (la seule étant passé de la mélodie, à l’harmonie et en fin la symphonie polyphonique: là où Einstein ne voyait justement qu’une profonde ressemblance avec la théorie quantique, du moins dans son triptyque : Information (mélodie)) l’intrication (harmonie) l’Itération (polyphonie)
Encore une prémisse (avant de procéder à une critique) Ayant remarqué que aussi dès premiers pas mathématiques, l’homme a commencé à la fois à distinguer d’abord l’unité et la paire, et après les imiter en fabriquant d’autres, j’ai noté que son chemin pour en arriver à la dualité du 1 à la notion abstraite de 0 fut un long chemin qui se termine seulement aujourd’hui avec le bit informatique (0-1), mais prêt à devenir qubit à savoir être à la fois unité et paire, dans des ordinateurs quantiques déterminant, peut-être, une accélération apocalyptique aussi des échanges humains, donc de l’esprit, dans une atmosphère déjà surchauffée.

Quel ne fut donc ma surprise en lisant l’article du fondateur de la cifrematica (que j’ai essayé d’aborder diverses fois) commençant avec : "Le principe d’abolition du deux est principe de présomption, présomption du sens, présomption de savoir, présomption de vérité. Il est le principe du tiers exclu." Absolument parfait ! d’autant plus que pour moi le soi-disant "tiers exclu" ne peut être exclu par d’autres que par soi-même. Par exemple dès qu’on veut aborder une matière scientifiquement... on ne peut marcher que sur le principe de non contradiction par décision. Mais cela signifie aussi que le tiers, quoi qu’en en dise est toujours là, même si "caché" nécessairement présent à la con-science humaine, qui étymologiquement signifie justement: avec la science. En fait la démarche dite scientifique, s’exprime méthodologiquement par une dichotomie, séparant la matière en question de tout autre appréhension, croyance, sentiments plutôt subjectifs, mais la non- séparation reste aussi, car ce "tiers " suspendu, à son tour, peut reproposer une autre dichotomie à nouveaux frais etc.

Toute discipline, donc, tout art, a commencé avec un distinction et même la musique, entre les bruits et le son celui-ci ayant des harmoniques consonantes (Pythagore) et procédant ensuite par une technique dite de l’appariement, d’abord des sons et du nombre et après ce celui-ci avec le sens (ce qu’on appelle musilangage) . L’alphabet hébraïque indique encore ce passage: la lettre signifiant aussi un nombre. Donc je peux encore comprendre la suite de l’article : " la zoologie fantastique s’érige sur la déniabilité présumée du deux" ... malgré ce saut zoologique, passant sans connexion à "une énorme ferme des animaux - ainsi le monde - qui se résument dans le Phoenix! La civilisation thanatologique..." Mais à la suite: " le rouge écarlate est la figure impossible du deux " c’est décidément un saut quantique, sachant par ailleurs que la couleur relève d’une appréhension surjective, qu’on appelle "qualia" ayant seulement une valeur indicative.

J’ai poursuivi quand même la lecture du texte, qui continue avec ce genre de sauts ichtyologique à savoir: des notions apparaissant ici et là comme les poissons dans la mer, sans qu’on puisse deviner leur lien, si ce n’est le fond océanique unique qui les soutient. Il me parait alors de pouvoir deviner aussi ce fond d’océan où la pensée de l’auteur baigne actuellement: une sorte de conflit qu’il a subit et ressent avec une société qui s’érige en autorité morale et physique, ou la contradiction qui est le propre de la relation ne saurait plus tolérée, l’ironie exprimant la liberté encore moins, celle-ci pourtant étant le réflexe d’une parole originale, celle qui exprime l’interrogation ouverte, qui ne se renferme pas dans la question même, comme un serpent qui se mord la queue (Ouroboros) mais ouvre sur l’espoir, sur le futur, et j’aouterais sur la vie. C’est en fait la vie qui démontre à l’évidence qu’une conception est toujours en acte, que le deux en effet ne se résout pas, ne retourne à l’un, mais provoque inévitablement un vie nouvelle, et par là toujours des con-naissances nouvelles. Ainsi la célèbre pomme qui tomba de l’arbre à cote de Newton n’a plus le même sens pour moi, de celle qui tombe dans mon jardin...

Et c’est là que je me sépare aussi bien de Verdiglione que de Francis Pagano les deux apparemment élèves de Lucrèce, pourtant un des plus grands poète de la nature, pour le quel "rien n’est incinéré, rien n’est perdu et rien n’est créé" Oh que non! Tout était, est, et il y a bonne chance qui sera toujours en train de se créer, au moins de se transformer sous nos propres yeux, autrement on ne serait même pas là, tel de " tiers inclus" pour le raconter!
Suit dans l’article un passage mythologique où il est question du Phoenix (je pense à l’éternel retour, non pas celui du même de Nietzsche, mais le retour de l’éternelle nouveauté = la vie) qui selon notre auteur en question serait comme le rouge, la figure impossible du deux (?) , comme la Chimère avec trois tètes (?), que Bellérophon à vaincu à l’aide de Pegasus, lui jetant dans la bouche une lance fondant le plomb, pour empêcher la parole originale? Pas vraiment clair, mais au fond pour quoi pas. Cela passe encore ...

Mais le fait d’attribuer à Dieu, de façon péremptoire, le besoin de sacrifices humain, alors là je dois dire trois choses:

1- d’abord je ne pense pas que Verdiglione ait une formation théologique, en tout cas il n’a pas lu Thomas d’Aquin, disant "in Deo quid est, dicere impossible est"(Summa,q.1) En fait Dieu comme dit son nom chez le Veda: Ka (Qui?)et l’hébreu Yahvé signifiant une surprise (Oh lui!) n’est abordable que comme la question constitutive de l’humain, ou comme étonnement (celui du Deus sive Natura de Spinoza, qui ne signifie pas du tout un panthéisme mais en pan-en-thisme :Tout est en tout, et réciproquement dirait Voltaire, à cause justement de la distinction in natura naturans et natura naturata.) J’ai toujours admiré trois formes de courage littéraire: a) celui des athées capable d’une foi énorme, croyant au chaos, ou à rien du tout, sans beaucoup de questions. b) celui des scientifiques qui écarte volontairement la volonté dans toute démarche, c) en fin plus généralement ceux qui expriment un consensus indiscutable à la violence inscrite dans l’évolution de Darwin, par sélection naturelle (autant dire chaotique) alors qu’aujourd’hui on sait, du moins au niveau biologique, avec l’épigenèse, mettant en lumière une "complicité complexe" (et réciproque) où ce n’est plus l’évolution du plus fort mais du plus apte, ni les seules informations contenus dans le germe mais en tout l’univers qui mettent en jeu des transformations successives : en fait déjà une dualité originelle...

2- Mais ce qui me parait plus concret c’est que Verdiglione n’a certainement pas la lecture biblique que René Girard, qui au terme d’une recherche anthropologique et littéraire, conclu que la littérature biblique se distingue de tout autre texte ancien, puisque le seul qui élimine la justification d’une violence destinale (Sophocle etc.) . Il explique d’ailleurs que la nécessité du sacrifice humain est venu du "désir mimétique" propre de l’humain, qui justement n’est pas seulement binaire, mais désirant quelque chose arrive à désirer aussi le désir d’un concourent, et c’est le conflit jusqu’au sacrifice mortel d’un des deux. Mais ce désir renait à chaque fois justement comme le phénix...

3- Enfin j’ose à peine parler de l’évangile, le seul texte sacré, où non seulement est exclu toute violence, mais dont la particularité n’est pas simplement la règle d’or (s’aimer l’un l’autre) ni seulement celle d’aimer aussi les ennemis, chose déjà particulière, mais d’aimer "comme" lui a aimé, à savoir jusqu’à la mort, au sacrifice de soi-même. C’est la que s’avère une dualité sacrée, celle de la vérité, où le verbe se rencontre avec le fait. Et comme dit le napolitain Giambattista Vico. Contra factum nihil argumentum. Contre le fait il n’y a pas d’argument qui vaille.

Et je termine ici, car le reste me parait se référer plutôt à la bataille que Verdiglione mène, et je ne doute pas ni de sa probité, et encore moins de son intelligence. Mes observations étant seulement pour établir un dialogue, encore une fois l’échange de Deux Logos.

Christian Pagano


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