Transfinito edizioni

Giancarlo Calciolari
Il romanzo del cuoco

pp. 740
formato 15,24x22,86

euro 35,00
acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La favola del gerundio. Non la revoca di Agamben

pp. 244
formato 10,7x17,4

euro 24,00
acquista

libro


Christian Pagano
Dictionnaire linguistique médiéval

pp. 450
formato 15,24x22,86

euro 22,00
acquista

libro


Fulvio Caccia
Rain bird

pp. 232
formato 15,59x23,39

euro 15,00
acquista

libro


Jasper Wilson
Burger King

pp. 96
formato 14,2x20,5

euro 10,00
acquista

libro


Christiane Apprieux
L’onda e la tessitura

pp. 58

ill. colori 57

formato

cm 33x33

acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La mela in pasticceria. 250 ricette

pp. 380
formato 15x23

euro 14,00
euro 6,34

(e-book)

acquista

libro

e-book


Riccardo Frattini
In morte del Tribunale di Legnago

pp. 96
formato cartaceo 15,2x22,8

euro 9,00
e-book

euro 6,00

acquista

libro

e-book


Giancarlo Calciolari
Imago. Non ti farai idoli

pp. 86
formato 10,8x17,5

euro 7,20
carrello


Giancarlo Calciolari
Pornokratès. Sulla questione del genere

pp. 98
formato 10,8x17,5

euro 7,60
carrello


Giancarlo Calciolari
Pierre Legendre. Ipotesi sul potere

pp. 230
formato 15,24x22,86

euro 12,00
carrello


TRANSFINITO International Webzine

Don et pardon

Christian Pagano
(2.04.2014)

Quant il est vraiment tel, c’est-à-dire sans contrepartie ou sans compter, le don est une expression typiquement et hautement humaine. Comme le pardon, qui est donner deux fois, le don pur peut-être considéré comme un cas limite, et pourtant il remplit notre vie quotidienne, formant ce qu’il est convenu d’appeler fraternité.
Mais on peut se demander : peut-il y avoir un don sans aucun échange, sans qu’on y trouve son compte ? Ce n’est pas évident.

De la part du donateur, même s’il ne reçoit pas de reconnaissance, il trouvera en échange d’autant plus d’estime i de la part des autres que de lui même.

Celui qui reçoit le don, le donataire, contracte aussi une dette, sans laquelle le don n’en serait pas un, comme dans les termes d’un échange : do ut des. En fait le don ne peut pas échapper au paradoxe : pour rester don, il faut qu’il reste gratuit, mais cela n’enlève pas l’ouverture à une réciprocité, qui pour être un don en retour, doit aussi rester gratuit. Le contre-don en effet suscite un soupçon. Le plus souvent l’espoir de quelque chose en retour reste, à tout le moins sous la forme de relation nouvelle.

JPEG - 61.6 Kb
Opera di Hiko Yoshitaka

Mais cette façon de penser la gratitude cache souvent une certaine confusion, à savoir : une réduction de la réalité à une dimension matérielle ‘(économie). Or le don peut révéler une nature essentiellement spirituelle, au- delà de la logique de l’échange et il peut même suivre la déclinaison de l’amour, qui est aussi un don, qui passe nécessairement par autrui :

- suivant selon la règle d’or : ne pas faire à autrui, ce qu’on ne veut pas qu’il soit fait à soi-même, donner sans qu’il y ait un donataire précis.

-  donner non seulement sans exiger de connaître le donataire, mais encore donner même à l’ennemi, comme le suggère l’Evangile.

-  Donner soi-même : sa présence, son attention, sa tendresse, la vie même. L’exemple extrême c’est celui du commandement christique : Aimez-vous les uns les autres « comme » je vous ai aimé, ce « comme » indique le don suprême qui est celui de sacrifice de sa propre vie.

Toujours est-il que le véritable don échappe à toute logique d’échange, autrement il ne serait plus tel, à l’instar d’un évènement qui échappe à tout pré-conditionnement. Cela n’enlève pas que le don gratifie aussi bien celui qui donne que celui qui reçoit. C’est l’expression même de la grâce, l’acte inaugural d’une nouvelle forme de vie, une invitation à l’alliance.

Les Amérindiens d’Amérique du Nord commençaient toute négociation par la remise d’un cadeau qui permettait le premier échange de paroles. Le don est aussi un acte d’estime et d’amitié, et c’est ce poids de l’affectivité qui, pour les sujets doutant d’eux-mêmes et d’autrui, rendent le don si difficile à assumer.

Le pardon, va plus loin. Le pardon est non seulement l’annulation d’une dette éventuelle, mais en quelque sorte du don lui-même par son abandon sans retour C’est donner deux fois à une condition de demander ce pardon. Il y a, dans l’histoire de ce monde, de l’inexcusable mais pas de l’impardonnable.. Mais comme le don, le pardon se doit de rester asymétrique, pour ne pas se réduire à une économie.
Le don du pardon, ainsi, ce n’est pas l’oubli, mais il permet de libérer soi-même de sentiments de ressentiment, de rancune, voire de haine, libérant ainsi sa capacité d’aimer. L’un parce que l’autre.


Gli altri articoli della rubrica Teologia :












| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |

26.04.2017