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Croyances et liberté

Christian Pagano
(18.02.2014)

Il faut d’abord remarquer que, dans la vie de tous les jours, nous ne cessons pas de croire. On croit comme on respire. Si en effet connaître équivalait à connaître certainement, notre connaissance s’arrêterait à ce qu’on appelle la connaissance a priori, à savoir : aux principes logiques et mathématiques, et encore, car ces principes ont été au cours de l’histoire différemment explicités. De toute façon, une connaissance a priori reste tautologique et ne permet pas d’accéder à l‘unique, à savoir : aux choses de la vie, le réel quotidien.

En réalité nous croyons plus ou moins au présent dans tout évènement qui ne tombe immédiatement sous nos sens (c’est-à-dire la plupart des évènements) par conséquent à tout ce qui est passé, relaté au non par la grande histoire, et nous croyons surtout au futur par définition encore absent. Il faut aussi dire qu’aujourd’hui la science quantique nous met aussi en quelque sorte en contact avec tout un monde invisible, apparemment hors du temps-espace, qu’on atteint seulement en termes d’information, mais qui est à la source de notre monde, et de toute façon de la conscience que nous en avons. Mais on peut se demander :

Croit-on vraiment comme on veut ? Cela évoque l’ancien problème de la volonté, et donc de la liberté dans l’assentiment. Il faut remarquer que :

- La croyance est un état psychologique qui « normalement » répond à une vérité supposée mais invisible et non pas à des décisions en tant que telles.
- Comme le dit Platon il ne suffit pas que l’opinion soit droite pour qu’elle constitue une connaissance. Il faut savoir pourquoi ce qui est estimé vrai est vrai.

- Cela concilie le caractère incontrôlable de la croyance en tant que telle et l’exigence de justification, rendant possible un contrôle indirect et donc l’exercice de la liberté, qui requiert l’intervention relative de la volonté. En fait on ne croit pas comme on veut, mais comme on en est capable, avec l’intelligence et la volonté distinctement unies : une foi a ses raisons mais n’est pas assujettie à la raison.

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Opera di Christiane Apprieux

Nous sommes ne responsables d’une chose que si nous exerçons un contrôle sur cette chose. Devoir, c’est pouvoir. Mais nous n’avons qu’un pouvoir relatif, si bien que la grande partie des choses nous échappent. Cela pourrait justifier à la fois une recherche incessante de la vérité et une tolérance universelle. C’est dans la conjonction de cette antinomie que s’exerce une véritable liberté religieuse
On sait par ailleurs que l’homme échappe à toute définition : il peut dire de lui-même « ego sum qui sum » je suis à chaque instant ce que je suis , énonçant ainsi une ouverture infinie. De là une confrontation continue avec le réel s’impose, qui est une sorte d’incarnation permanente de l’invisible au visible en nous-mêmes.

Mais on peut se demander pratiquement et sans prétention aucune quelles sont les raisons qui militent, par exemple, pour une foi chrétienne. Indéniablement, c’est l’événement christique qui a mis une fois pour toute la dignité infinie de la personne humaine, quelle qu’elle soit, à la base de tout droit menant à maturation en Occident « les droits universels » de l’homme. Ainsi la civilisation européenne qui, dans son histoire souvent tourmentée, a essayé de marier Jérusalem et sa foi dans l’Unique, Athènes dans sa conception intellectuelle, et Rome dans sa formulation juridique, l’a réalisé en fait dans le creuset de la pensée et de l’art chrétien. C’est cela le véritable patrimoine de l’Europe.

Mais cela a été rendu possible par une lente maturation autour de la Personne du Christ, dans la formulation d’une nature divine et une nature humaine intimement unies sans confusion ni séparation, établissant ainsi un principe générateur infini a la base du concept même de Personne, d’Amour, et à mon avis, d’une possible intelligibilité universelle.

Dès lors toute personne est digne d’un respect chaque fois unique ; en conséquence la liberté est intrinsèque au christianisme, parce que, comme le dit Paul, « le Christ nous a libérés pour que nous restions libres ».
En permettant à chacun de professer librement sa propre foi, l’édit de Milan de Constantin reconnaissait non seulement un droit fondamental, mais encore affirmait que la liberté religieuse est un facteur de stabilité, anticipant ainsi le concept de laïcité, qui manifeste l’unité de la personne humaine, en même temps citoyenne et croyante.
L’histoire montre suffisamment qu’il y a un cercle vertueux entre l’ouverture à la croyance et le développement, comme témoigne le patrimoine artistique, scientifique et social mondial, et pas seulement celui du monde chrétien. Il faut cependant lever l’équivoque dans lequel on tombe facilement. Liberté n’est pas libre arbitre. Une volonté qui se croit radicalement incapable de rechercher la vérité n’a pas de raison objective ni de motifs pour réclamer le respect de la part d’une autre « volonté ». En conséquence, le bon exercice de la liberté religieuse ne peut faire abstraction de la mutuelle interaction entre raison et croyance, assurant le rôle « purificateur et structurant de la raison à l’intérieur de la religion ». Cela constitue en même temps le rempart contre le relativisme, mais aussi contre toute forme de fondamentalisme religieux. La croyance, en effet, se justifie dans la mesure où elle plaide pour une vérité qui n’est pas vue comme un absolu que nous posséderions, mais plutôt qui nous possède et se présente comme un objet de connaissance rationnelle et relationnelle, toujours à rechercher et ne pouvant as être vécu dans l’absence de relation avec l’Autre. La liberté, en effet, n’est pas absence de relation. Une croyance qui n’est pas solidaire est un communautarisme. De même une croyance qui ne respecte pas le principe de subsidiarité, qui reconnaît le droit des subalternes, est un élitisme indu.
Au fond croire, quelle qu’elle soit la croyance, se manifeste d’abord dans la Vérité inscrite dans l’Amour de l’Amour, et, comme dit splendidement Saint Jean (1 Jn 4,11-18) : « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection. »

Christian Pagano


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26.04.2017