Transfinito edizioni

Giancarlo Calciolari
Il romanzo del cuoco

pp. 740
formato 15,24x22,86

euro 35,00
acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La favola del gerundio. Non la revoca di Agamben

pp. 244
formato 10,7x17,4

euro 24,00
acquista

libro


Christian Pagano
Dictionnaire linguistique médiéval

pp. 450
formato 15,24x22,86

euro 22,00
acquista

libro


Fulvio Caccia
Rain bird

pp. 232
formato 15,59x23,39

euro 15,00
acquista

libro


Jasper Wilson
Burger King

pp. 96
formato 14,2x20,5

euro 10,00
acquista

libro


Christiane Apprieux
L’onda e la tessitura

pp. 58

ill. colori 57

formato

cm 33x33

acquista

libro


Giancarlo Calciolari
La mela in pasticceria. 250 ricette

pp. 380
formato 15x23

euro 14,00
euro 6,34

(e-book)

acquista

libro

e-book


Riccardo Frattini
In morte del Tribunale di Legnago

pp. 96
formato cartaceo 15,2x22,8

euro 9,00
e-book

euro 6,00

acquista

libro

e-book


Giancarlo Calciolari
Imago. Non ti farai idoli

pp. 86
formato 10,8x17,5

euro 7,20
carrello


Giancarlo Calciolari
Pornokratès. Sulla questione del genere

pp. 98
formato 10,8x17,5

euro 7,60
carrello


Giancarlo Calciolari
Pierre Legendre. Ipotesi sul potere

pp. 230
formato 15,24x22,86

euro 12,00
carrello


TRANSFINITO International Webzine

Comment je lis la "x"

Giancarlo Calciolari
(1.04.2009)

Bonjour cher ami,

j’ai achevé la lecture du premier de quatre livres de Quine, Philosophie de la logique.
Quine rend vain la prétention de la logique propositionnelle, tout en faisant la distinction entre énoncé, prédicat et proposition. Après il construit la logique avec le minimum indispensable, qu’il appelle langage-objet, une sorte de découpage du langage naturel (mais le dire « naturel » est une hypothèse).


Il analyse la grammaire du langage-objet, et donc les catégories des prédicats, et il pose l’attention sur une catégorie infinie de variables (x, y, z…). À propos de cette catégorie, il affirme : il y a une catégorie infinie de variables. Cet « il y a » (Es gibt) reste pour moi à lire. Tout tient dans une poignée de mots. Un énoncé composé d’un prédicat et des variables, « le reste des constructions consiste en des constructions d’énoncés à partir d’énoncés » (41). Et ainsi il construit sa deuxième base avec la négation, la conjonction, la quantification existentielle.

JPEG - 64.9 Kb
Christiane Apprieux, "Senza titolo", 2009, argilla

Il y a beaucoup de pistes dans ce texte, Quine discute de la théorie linguistique des énoncés analytiques ; et surtout il refait le point sur la vérité logique à partir de Tarski. Mais, je me tiendrais à ma piste de lecture, non sans remarquer que tout en comprenant en bon élève les résolutions des paradoxes les plus connus, posés par Cantor, Russell (mais le premier à le formuler a été Burali-Forti), Grelling, Gödel…, je ne me satisfait pas dans ma recherche des dites solutions.


En bref, si les mathématiciens s’en sort des paradoxes de la théorie des ensembles (après-coup dite ingénue) avec l’axiomatisation, et bien : ce qui reste non axiomatisé est énorme et revient à déranger les rêves non seulement des mathématiciens. Ce « non-axiomatisé » approche la négation freudienne, la Verdrängung.


Avant encore d’avoir des énoncés, nous avons des éléments. Ces sont les éléments qui constituent le système pour Aristote, et aussi pour les linguistiques. Ce sont aussi les éléments qui rentrent dans les catégories de Kant. L’élément est appelé signe par Peirce, qui invente la sémiotique comme dépassement de la philosophie et de la logique mathématique. C’est connu : De Saussure opère une bipartition du signe en signifiant et signifié, mais avant lui Peirce opère une tripartition, avec une sorte de multiplication des tripartition de base du signe, jusqu’à 12. Ça devrait donne 3 à la puissance 12 (je n’ai pas les mots exactes en français…). Inutilisable !


Avant de la faire devenir une variable, x est un élément, libre, originaire, son destin est ouvert, elle peut ne rentrer dans aucun système.


Mon itinéraire de lecture, aujourd’hui indépendant, vient de la lecture de Freud, de Lacan et de Verdiglione, qui est un cible de l’humeur acide de notre ami Christian. En bref, la tripartition du signe de Peirce était presque statique et pour cela objet d’une espèce d’algébrisation. La psychanalyse avec Lacan repère le signifiant (en traduisant la représentation de mot de Freud). Avec Verdiglione la psychanalyse repère le nom et l’autre du nom et du signifiant, qui d’après Lacan s’écrit Autre. Or dans la psychanalyse les noms et les signifiants sont pris dans des fonctions, terme à lire dans son étymologie d’accomplissement (sans rapproche au terme de fonction en mathématique). Alors, nous avons la fonction de signifiant (la résistance), la fonction de nom (le refoulement ; la traduction française est un ratage) et la fonction temporelle ou fonction de l’Autre, qui est sans représentation dans un autre humain : il est l’autre temps.


Fonction de nom, fonction de signifiant et fonction de l’intervalle (entre le nom et le signifiant).


En passant, Lacan pose beaucoup de question à la nomination, mais seulement avec Verdiglione la logique fonctionnelle acquit cette précision. Et certes, il me faut lire la question du nom pour le philosophes analytiques, comme John Searle. Quine n’as pas besoin des noms dans sa grammaire logique…


Or voici ma lecture : x - comme chaque élément - est x, non-x et autre de x et de non-x. Oui, je peux convenir avec un logicien que ceci est illogique, mais c’est la vie, avec son langage naturel ou son métalangage bourré des paradoxes (les ayant résolus seulement dans le langage-objet [côté logique] ou dans une théorie axiomatique des ensembles [côté mathématique]).


Voici l’anecdote (raconté par Lacan et lu autrement par moi) : « il y a un crocodile » dit la madame qui vient de commencer l’analyse, en regardant en dessous du divan. Le psychanalyste réaliste (mais aussi un logicien sûr que c’est faux) soulève le divan pour faire voire qu’il n’y a pas de crocodile sous le divan. La femme ne poursuit pas son analyse. Et des mois après, le psychanalyste rencontre un ami, et il se souvient que c’est lui qui lui à adressé la femme au crocodile. Il lui demande des nouvelles. Tu ne sait pas, il lui répond l’ami : c’est étrange, elle est morte en glissant dans l’enceinte des crocodiles. Ceci vaudrait la formule (clinique) de Lacan : ce qui n’est pas admis dans le symbolique revient dans le réel (mais cette formule reste à lire).


Or c’est obvie pour le logicien qu’il n’y avait pas de crocodile en dessous du divan du psychanalyste. Le crocodile a été pris sans tripartition, mais comme « un » (une x), comme signifié, sans néanmoins la bipartition en signifiant et signifié. Alors x = f(m), où m est la mort, selon le célèbre syllogisme d’Aristote.


En bref, un élément c’est la vie. Le crocodile pour madame était la vie. C’est l’élément qu’elle porte dans sa première séance d’analyse. Selon Lacan c’est un signifiant maître. Il tient le fil de la vie et le réseau signifiant de la madame. Le crocodile est tout ce que madame dit et dira à son propos : il est x dans la fonction de résistance, ce qui semble se répéter tel quel et par contre se répète pour un autre destin, une autre lecture, une autre vérité que celle assigné par la convention humaine (aussi par le psychanalyste réaliste). Le crocodile est aussi tout ce que madame ne veut pas entendre sous l’apparence de crocodile, non-x. Et le crocodile est autre de ce que madame sait et de ce que madame ne veut pas savoir, mais elle le sait sans le savoir. Et réduite à la réalité de n’avoir plus aucune chance d’élaboration symbolique [c’est une question d’élaboration du deuil] (la psychanalyse était son dernier espoir), madame a une distraction fatale.


L’hypothèse psychanalytique est que l’animal est presque toujours animal totémique, et donc la sentinelle de l’impossible mise à mort du père (la fonction de nom est la fonction de père et aussi la fonction de zéro dans la parole). C’est-à-dire que l’histoire de madame pouvait avoir un autre déroulement en faisant l’analyse de cet élément et des autres qu’il aurait importés dans son voyage. L’Autre du crocodile et du non-crocodile est (était) le temps du faire, selon un projet et un programme qui pouvait s’écrire à partir du contexte linguistique particulier à la madame.


Dans la vie, il n’y a pas un mot qui soit figé. La vie n’est pas psychotique. Par contre, la survie oui , elle est psychotique, comme presque tout le monde cherche à démontrer.

La logique de la vie n’est pas la logique mathématique ; elle n’est pas mathématisable. Cela n’est pas un attaque à la logique. La logique est une écriture de l’expérience qui concerne les objets, elle n’est pas l’écriture de l’expérience de l’homme. L’avion peut aller de A à B (sauf accidents et autres empêchements), mais l’homme peut aller à se balader ailleurs. L’homme ne va pas de A à B, comme voudrait les conducteurs d’hommes (c’est l’étymologie de duce, fürer, conducator), qu’ils soient dictateurs ou despotes ou tyrans…


Il ne faut jamais que l’homme rentre comme une x dans les comptages sociaux. Ce n’est pas la logique qui fait de l’homme une x : ce sont les hommes qui réduisent des autres hommes à des « x ».


C’est une autre hypothèse de travail, qui surgit maintenant en vous écrivant cette lettre, celle que la dite folie de certains mathématiciens et logiciens soit dû au fait de se mettre en place de x, comme variable sociale et donc pouvant être fonction de y, qui pourrait être le groupe des oligarchies, nécessairement cohomologues.


Mon effort, c’est de me confronter, parfois, avec le savoir de la logique et de la mathématique. Surtout j’avais commencé par vouloir entendre dans le texte le cas de Georg Cantor, qui a fait l’intérêt de Lacan. Ayant fait la base des maths à la faculté d’ingénierie, je n’ai pas trouvé la porte close à la reprise de mes lectures.


Alors je reformules mes objections aux paralogiques de vie – qui cherchent à appliquer la logique mathématique et la topologie à l’homme : si l’homme est pris comme x, sa vérité est déjà contenue dans ses prémisses et sa vie devient un cercle infernale de mort. Du même au même en passant par le même : Heidegger dixit. C’est l’être pour la mort.


Selon un mode d’expression biblique, je suis intéressé à l’arbre de la vie, sans m’empêcher de lire les contrecoups et les contrepas de la croyance dans l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Mes amitiés.


Giancarlo Calciolari


Gli altri articoli della rubrica Logica :












| 1 | 2 |

26.04.2017